23 février 2009
"Orquestra dos meninos" - Film sur Musica e Vida
Epique et émouvante, l'histoire de Mozart Vieira et de sa fondation, Musica e Vida, a été diffusée dans les salles de cinéma brésiliennes suite à la réalisation du film "Orquestra dos meninos" par Paulo Thiago.
A la fin des années 80, Mozart, musicien professionnel, eut l'idée de sortir les enfants de Sao Caetano de la misère et du dénuement en leur enseignant la musique. Il forme ainsi un groupe d'une quinzaine d'enfants issus des familles les plus pauvres : "l'Orchestre aux pieds nus" Histoire de la fondation par Sabia
Lors de notre séjour au Brésil en juin 2008, nous avions tenu à rendre visite à cette fondation connue dans tout le Brésil et même France par le biais de l'association Sabia qui leur permet de donner des concerts à Bordeaux. Nous y avons été accueillis par Carlos, clarinetiste, et ses élèves qui nous ont donné une représentation et nous ont appris à danser le frevo ! Magnifique expérience ...
Le film
"Ils luttaient pour un rêve, ils durent affronter un cauchemar..."
Le 7 novembre 2008, le film "Orquestra dos meninos" de Paulo Thiago, largement inspiré de la vie de Mozart Vieira, est sorti dans tout le Brésil.
Ce film mettant en scène Creusa (Priscila Fantin) et Mozart (Murilo Rosa) retrace le combat de Mozart Vieira pour sortir les enfants de São Caetano (Pernambouc) de leurs conditions de vie. L'aventure de la Banda Sinfonica do Agreste, mieux connue sous les noms de "orchestre aux pieds nus" ou encore "Os meninos do São Caetano", allait alors commencer et les ennuis de Mozart aussi.
Site officiel du film
Priscila Fantin parle de Creusa
04 septembre 2008
La religion au Brésil
Lors de notre séjour au Brésil, nous avons constaté l'importance de la religion au Brésil. Son omniprésence nous a frappés, en tant que jeunes occidentaux de plus en plus athées !
Le nom de "Jesus", de la vierge Marie et de "Deus" est inscrit sur les voitures,sur les devantures des boutiques, sur les maisons, etc.
Tout comme la population brésilienne, la religion elle-même semble là-bas métissée.
La religion monothéiste la plus influente est le christiannisme puisque nous n'avons vu aucune mosquée ni, me semble-t-il, aucune synagogue. Mais ce christiannisme a été déformé par les personnes qui le pratiquent : influence des mouvements américain pentecôtistes (et évangélistes), synchrétisme avec les croyances africaines à Bahia...Les églises évangélistes sont nombreuses et attirent des foules de croyants aux heures de messe, dans leurs locaux asceptisés, remplis de chaises de jardin blanches et où, dans la majorité des cas, un micro est branché pour l'orateur qui s'adresse aux croyants.
Lors de notre excursion à Sao Caetano, nous avons sympathisé avec Manuel, gérant d'un "lanchonete" (sandwicherie). Evangéliste, il nous a donné un post-it sur lequel il avait écrit avec soin "Jesus Salvador Mundo" (Jesus, sauveur du monde). Autant dire que notre réaction intérieure a été très forte et que nous avons fait de notre mieux pour dissimuler notre suprise par rapport à son geste, et notre détachement de la religion..!
Lors de notre séjour à Salvador de Bahia, ville aux influences africaines encore très fortes, nous avons constaté une autre forme de religion. Bien que n'ayant pu assister à une cérémonie de candomblé en l'église de Nossa Senhora do Rosario dos Pretos pour cause de jour férié (..!) nous avons pu observer l'influence des fameuses et respectées Orixas. Les orixas sont des esprits, des divinités issues de croyances africaines, et que les esclaves déportés au Brésil ont, pour continuer à les adorer, associés à des saints chrétiens. On les retrouve en cartes postales, en tableaux peints par les artistes de rue ou ceux, plus reconnus, qui exposent au Museu da Misericordia.
Oxum, déesse du fleuve. Les femmes désirant un enfant s'adressent à Oxum, parce qu'elle est responsable de la fécondité. est recommandé de lui donner des chèvres, du Molukun (mélange d'oignons, de fèves fradinho, de sel et de crevettes) et de l'Adúm (farine de maïs au miel d'abeilles et à l'huile d'olive sucré) en offrande. Sa danse fait penser au comportement d'une femme vaniteuse séduisante qui va à la rivière pour se baigner. Elle se pare de colliers, secoue ses bras pour laisser retentir ses brasselets, agite gracieusement son éventail et se mire satisfaite dans un miroir. Le ritme qui accompagne ses danses est appelé Igéxa, le nom d'une région d'Afrique où coule le fleuve Oxum. Au Brésil elle est syncrétisée avec notre-dame de Candeias (à Bahia) et Notre-Dame de Prazeres (à Recife), tandis qu'à Cuba on l'assimile à Notre-Dame de la charité.
Ils en parlent dans la presse :
SOCIÉTÉ – Religion : le Brésil entre catholicisme et… pluralité
lepetitjournal.com - jeudi 04 septembre 2008
2008 © lepetitjournal.com
L'Eglise noire du Brésil (reportage vidéo) :






